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La plancha, cuisine saine et festive : 2016-03-30

planchaLa plancha – prononcez  à l’espagnole, plan’tcha –  évoque une cuisine simple et festive, saine et gaie. C’est exactement cela.

 

On dit que les premiers pèlerins, en route pour Saint-Jacques-de-Compostelle, transportaient une plaque de fer pour cuire leur repas sur un feu de bois. Quelques siècles plus tard, la « planche » est remise au goût du jour par quelques joyeux drilles, en Espagne et au Pays Basque, dans les bars à tapas entre autres.

 

Saisir les aliments

 

Le grand intérêt de la plancha est de saisir les aliments et donc de conserver au maximum les saveurs de base. Les aliments sont cuits rapidement et les vitamines sont moins détruites. On utilise très peu de matières grasses. La cuisson est nettement plus saine que le barbecue, source de dangereuses émanations de carbone et d’hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP).

 

Choisir sa plancha

 

On trouve tous les modèles à tous les prix : la simple planche de fonte à déposer sur la plaque de cuisson, des petites planchas électriques (plaques de type téfal), des modèles semi-pro en matériaux divers (aluminium, acier laminé, acier émaillé, inox)….Oubliez les petites planches fines de quelques millimètres, à faible inertie thermique. Dès que vous déposerez  un aliment, la chaleur (environ 250° à 270° sont nécessaires) va s’effondrer.

 

La fonte présente des défauts : elle a tendance à rouiller, n’est pas totalement lisse, et les ustensiles en acier l’abîment. Le plus souvent, les habitués conseillent une planche en acier (acier/inox, acier laminé, acier au carbone) assez épaisse (12 à 18 mm) qui maintient la température à 250°. L’acier traité est plus facile à entretenir et très résistant. Comptez entre 100 et 200 euros pour un matériel qui « tienne la route ».

 

Epicez et marinez

 

Ail, curcuma, thym, romarin sarriette, basilic… allez-y franchement sur les épices et pensez à faire mariner. Vos viandes ou vos poissons n’en seront que plus goûteuses.

 

Planche à la bonne température

 

Au moment de lancer la cuisson, la plaque doit être bien chauffée mais pas trop non plus.  Le poisson en filets, les légumes se cuisent à 220°. Les viandes et les gros poissons entiers demandent 250°. On enduit légèrement la plaque d’huile à l’aide d’une feuille d’essuie-tout ou d’un pinceau.

 

Temps de cuisson indicatifs

 

Les temps de cuisson sont de l’ordre de 2 à 3 minutes sur chaque face pour des filets de sardines (on commence par le côté « peau »), 3 à 4 minutes de chaque côté pour un pièce de viande – cuisson saignante, 15 à 20 minutes pour une brochette (à retourner régulièrement). Un pavé de saumon peut se cuire à l’unilatéral en augmentant le temps de cuisson (12 à 15 minutes).

Certains légumes peuvent nécessiter d’être blanchis ou précuits à la vapeur, avant d’être re-saisis sur la plancha. N’oubliez pas de rajouter des herbes fraiches (cerfeuil, persil, ciboulette, coriandre) au moment de dresser.

 

Nettoyage

 

Pour nettoyer, on « déglace » la plaque encore chaude avec de l’eau froide ou du vinaigre blanc. Le liquide en chauffant va aider à décoller les dépôts. Avec les plaques en acier, on peut utiliser la technique des glaçons.

 

JC Nathan

 

Sources : http://www.cuisine-a-la-plancha.eu/cuisine/les-dix-commandements-pour-une-bonne-cuisine-a-la-plancha

 

http://www.marmiton.org

 

Photo : banque d’image 123rf. Photographe auremar

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Coffe, une grande gueule sympathique : 2016-03-30

 JP CoffeJean-Pierre Coffe, qui vient de mourir à l’âge de 78 ans, a été un magnifique pourfendeur de la malbouffe ces trente dernières années.

 

Armé de ses redoutables lunettes rondes et colorées, Coffe a régalé les ondes de sa gouaille et de ses impertinences durant trente ans. Nombre d’invités de l’émission de France Inter, « ça se bouffe pas, ça se mange », ont dû affronter ses emportements surjoués, ne sachant jamais si ses colères étaient « du lard ou du cochon ».

 

Antimilitariste et meneur de revue

 

Avant d’être animateur de radio, critique culinaire, et digne représentant du show-biz parisien, Jean-Pierre Coffe a tout fait dans sa vie : antimilitariste, directeur de publicité, homme de relations publiques, restaurateur dans les années 1970, comédien (il apparaît dans une vingtaine de film et téléfilms)… et même meneur de revue à l’Alcazar !

 

Cabotin en diable

 

C’est au milieu des années 1980 qu’il entame sa carrière audiovisuelle à Canal+ dans les émissions de Michel Denisot. Petit-fils de maraîcher, cet ex-restaurateur, cabotin en diable, il n’a aucun mal à enfiler l’uniforme de chroniqueur culinaire. Pendant une trentaine d’années, il va « casser la baraque », comme on dit, sur les ondes radio comme à la télé, aussi à l’aise chez Drucker (Vivement dimanche prochain), qu’aux Grosses Têtes de Bouvard sur RTL, ou avec son ami Laurent Ruquier.

 

Achetez de saison

 

Jean-Pierre Coffe s’est fait le chantre d’une alimentation saine (« achetez de saison », martelait-il à longueur d’ondes), d’une cuisine simple et décomplexée, à la portée de tous. Sur son site, www.jeanpierrecoffe.com, il aimait rappeler que « faire bien, c’est savoir ce que l’on va faire » (le secret ? La mise en place !), agrémentant ses recettes de quelques conseils de bon sens.

 

Pour réussir un repas, voici trois préceptes « coffiens » :

• Préparez deux plats sur trois la veille pour pouvoir être à table avec vos invités.

• Vérifiez que vous pouvez trouver tous les ingrédients chez vos commerçants ou dans vos placards.

• Ne vous embarquez pas dans un plat sans l’avoir expérimenté une fois ou deux.

 

Lors de leur prochain repas, auditeurs et consommateurs de tous poils vont sans doute trouver qu’ils manquent une sympathique grande gueule en cuisine, en ce printemps 2016.

 

Aurélie Laroche

 

Crédit photo : PHOTOPQR/LE PARISIEN/FREDERIC DUGIT/maxppp in www.lexpress.fr

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Les applications smarphone ou l’alimentation connectée : 2016-03-28

application smartphoneVoici cinq applications smartphones utiles pour s’alimenter intelligemment, de façon citoyenne ou bonne pour votre santé.

 

OptiMiam, le bon plan anti-gaspi

 

OptiMiam lutte contre le gaspillage alimentaire tout en faisant profiter de promotions. Lancée fin 2014 par deux jeunes parisiens, Raodath Aminou et Alexandre Bellage, l’application smartphone recense les commerces de proximité qui acceptent de vendre, à prix cassés, les produits arrivés à la date de péremption. Le consommateur a juste à se géolocaliser pour profiter de ces bons plans. OptiMiam compte plus de 200 commerces en France, et 50 000 utilisateurs début 2016. Son ambition est d’atteindre 2 500 commerces pour 250 000 utilisateurs d’ici à 2018.   

 

Green Raid, la communauté de consommateurs engagés

 

Plateforme collaborative, Green Raid liste les bons plans « local & green » de son quartier, principalement à Nantes et Paris. L’application créée en 2012 répertorie les lieux de consommation (restaurants, commerces, hôtels, etc.) qui ont fait le pari du local et de la solidarité : producteur local, jardin partagé, resto bio, Amap, etc. La créatrice, Karine Niégo, explique que Green Raid veut proposer, non pas 10 000 lieux mais les meilleurs, ceux qui ont le meilleur impact écologique et social.

 

VoulezVousDiner.com

 

Après le covoiturage ou la location entre particuliers, voici  le « social dining » ou « repas chez l’habitant ». L’application VoulezVousDiner.com propose un diner cuisiné par des cuisiniers amateurs. Avec un thème et un menu unique, un prix unique et une date unique, les dîners « VoulezVousDiner » sont une alternative au restaurant. Le service fonctionne en France, mais aussi en Espagne, aux Etats-Unis ou en Australie. Une façon originale de découvrir les coutumes culinaires locales, et faire des rencontres sympathiques.

 

OpenFoodFacts, le wikipédia de l’alimentaire

 

La base de données Open Food Facts permet de consulter des fiches détaillées de près de 50 000 produits alimentaires. L’application répertorie les ingrédients, allergènes, composants alimentaires, additifs, etc. Avec son smartphone, le consommateur qui scanne le code-barre d’un produit peut obtenir une notation (de A à E) sur les qualités nutritionnelles de l’aliment. C’est le professeur Hercberg, professeur de nutrition et président du Programme National Nutrition et Santé, qui supervise cette évaluation. Cette gigantesque base de données s’enrichit grâce aux internautes, invités à photographier les étiquettes des produits avec leur téléphone portable.

 

 

 

« Mon Glucocompteur » aide les diabétiques

 

Le CHU de Toulouse et Sanofi ont conçu « Mon Glucocompteur ». Première application mobile gratuite, elle permet de calculer les glucides des aliments du repas, et ainsi estimer la dose d’insuline rapide à s’injecter. Cette solution de santé mobile pourrait simplifier la vie d’une bonne partie des trois millions de personnes diabétiques en France.

 

Eric Allermoz

 

 

 

 

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Les grandes surfaces dans la course zéro pesticides : 2016-03-25

légumes et pesticidesPour lutter contre l’usage de pesticides, Greenpeace a trouvé un procédé habile : la Course Zéro Pesticides, une compétition vertueuse entre grandes surfaces.

 

Les grandes surfaces sont pressées par Greenpeace de participer à la Course Zéro Pesticides. Objectif  : s’engager d’ici 2017 à vendre des pommes et des pommes de terre produites sans pesticides. Les pommes et les pommes de terre sont les fruits et légumes les plus produits en France, et malheureusement parmi les plus « traités », estime Geenpeace. Lire aussi : Les marques de thon classées par Greenpeeace

 

Zéro pesticides et transparence

 

Greenpeace demande aux grandes surfaces d’agir et de le prouver, en imposant à leurs fournisseurs agricoles de ne plus utiliser des pesticides tels que les néonicotinoïdes, la cyperméthrine, la deltaméthrine, le chlorpyrifos et divers organophosphorés. L’association écologiste fait pression également sur la grande distribution pour qu’elle soutienne les agriculteurs et qu’elle fasse preuve de transparence vis-à-vis des consommateurs.

 

Carrefour et Super U, bons élèves

 

De par sa surface médiatique, Greenpeace est un relais de pression qui peut s’avérer efficace. D’ores est déjà, les consommateurs apprennent des choses sur leurs enseignes.  Selon l’enquête de Greenpeace, Carrefour et Super U sont de bons compétiteurs. Carrefour a soutenu en 2015, quatre produits sans pesticides : le kiwi du sud-ouest (cultivé sans traitement insecticide), le brocoli de Bretagne (produit sans herbicide), la tomate ancienne (cultivée en pleine terre et sans herbicide), le blé dur de Provence (cultivé sans insecticide du champ à l’assiette).

 

Les magasins U ont mis en place une liste noire des résidus de pesticides, autorisés dans la réglementation mais que l’enseigne ne souhaite pas retrouver sur ses fruits et légumes de marque distributeur, car jugés trop dangereux pour la santé humaine.

 

Edouard Leclerc, opaque et peu coopératif

 

Toujours selon Greenpeace, Auchan, Casino, Intermarché répondent aux sollicitations de l’association, mais ne donnent aucune preuve tangible d’un quelconque progrès  en matière de lutte contre les pesticides. Quant à l’enseigne E Leclerc, elle se caractérise par la plus grande opacité, avancent les militants écolo. Seule la centrale régionale de Leclerc à Toulouse, la Socamil, a commencé à agir localement auprès des producteurs pommes de terre et de tomates.

 

Greenpeace demande donc aux consommateurs d’écrire à Michel-Edouard Leclerc, le Pdg pour qu’il s’engage pour l’environnement et soutienne davantage un modèle agricole alternatif plutôt que de se positionner uniquement sur les prix.

 

JC Nathan

 

Sources : http://greenpeace.fr

Photo : Neil Hall. Reuters. www.lexpress.fr

 

 

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Le retour d’une vache folle : 2016-03-23

ESB vache folleLa vache folle, autrement dit l’encéphalopathie spongiforme bovine, vient de faire une réapparition en France, dans les Ardennes. L’occasion de réexaminer le risque sanitaire chez l’animal et l’homme.

 

La vache folle est de retour en France. Ce terme médiatique est utilisé pour désigner l’épidémie d’encéphalopathie spongiforme bovine (ESB), contamination provoquée par un agent très pathogène, le prion. Mardi 22 mars 2016, le ministère de l’agriculture vient d’annoncer qu’on avait détecté un cas suspect dans les Ardennes.

 

Un cas exceptionnel ou non

 

Un test réalisé par l’agence sanitaire française, l’Anses, sur une vache de race Salers morte prématurément, s’est avéré positif. Si l’information est confirmée, ce serait le premier cas d’encéphalopathie spongiforme observé depuis 2004. D’autres cas ont été observés en Europe ces dernières années, en particulier en Irlande, il y a un an. Les semaines à venir diront si le cas de la vache des Ardennes est exceptionnel ou si le problème de la vache folle » est de nouveau d’actualité. Lire aussi : Vache folle, une affaire en cours

 

Les farines animales

 

Dans les années 1980, une épidémie d’encéphalite spongiforme bovine (ESB) atteint le cheptel britannique, décimant 160 000 à 200 000 bêtes.  Le gouvernement britannique doit se résoudre à abattre 4,5 millions de bovins. L’Europe et la France sont également menacées. L’épidémie est directement liée à la diffusion de farines animales (farines d’os et de tissus animaux) fabriquées à partir de carcasses d’animaux, dont certaines probablement porteuses du prion.

 

Les matériaux à risque spécifié

 

A l’époque, la grande crainte est que la maladie neurodégénérative bovine se transmette à l’homme et provoque une pandémie de maladies de Creutzfeldt-Jakob (MCJ), par suite de la consommation de bœuf contaminé. Finalement, il est prouvé que l’agent pathogène ne peut pas se dissimuler dans la chair du bœuf (les muscles) ou le lait. Ces aliments restent consommables. En revanche, le prion peut se loger dans certains tissus (amygdales, cervelle, moelle épinière, tissus lymphatiques, nerfs…). Ce qu’on a appelé les « matériaux à risque spécifié » (MRS) sont interdits sur le marché européen en 2001.

 

Les lobbies poussent à oublier

 

Pour beaucoup de responsables, la crise est affaire du passé. L’élevage français fait tout pour retrouver un statut de pays à faible risque d’ESB afin d’exporter librement ses bêtes et ses produits carnés dans le monde entier. L’industrie agro-alimentaire cherche d’une façon ou d’une autre à réutiliser les farines animales dérivées des carcasses de ruminants. Lire Le retour des farines animales

 

 

Certains lobbies poussent même à recommercialiser les fameux MRS « matériaux à risque spécifié ». En face, divers scientifiques tirent la sonnette d’alarme. Ils restent très inquiets quant au risque du prion animal (bovin ou ovin) et son corollaire humain, la maladie de Creutzfeldt-Jakob (MCJ). Même si la grande crise de la vache folle et son pendant, Creutzfeldt-Jacob, n’ont tué que 200 personnes environ dont une vingtaine en France (loin des centaines de milliers de cas envisagés), la question sanitaire n’est sans doute pas réglée pour autant.

 

Bernard Duran

 

Sources : Un cas de vache folle suspecte

www.lemonde.fr

 

Photo : Christian barbier34 www.fond-ecran-image.com

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Neuf conseils pour réussir votre friture : 2016-03-23

friture
La friture inquiète les cuisiniers non aguerris. A tort ! En suivant ces conseils simples, vous êtes sûr de réussir vos cuissons.

 

1. Choisir la bonne huile
Une huile de friture doit résister aux températures élevées ! Exit les huiles fragiles comme l’huile de noisette ou de sésame, réservées aux salades. L’huile d’arachide ou l’huile de colza sont les plus adaptées.
Le saindoux, un peu plus lourd en bouche mais savoureux, est également approprié à la friture. Outre son prix très bas, il a pour avantage de se solidifier en refroidissant, ce qui le rend facile à stocker et à conserver.

 

2. Bien utiliser l’huile
Pendant la cuisson, de petits éléments se détachent des aliments. Ils vont brunir et risquent de colorer progressivement l’huile. Eliminez-les régulièrement et filtrez l’huile après chaque utilisation. Vous pouvez réutiliser la même huile jusqu’à quatre fois de suite. Même si elle n’est pas foncée, il faudra alors la jeter car elle s’oxyde et se dégrade au fil des cuissons. Pour cette raison, n’ajoutez jamais d’huile « nouvelle » à une huile ayant déjà servi. Jetez l’ancienne et remplacez-la par une nouvelle huile.

 

3. Trouver la bonne température
Celle-ci se situe environ à 170°C, parfois un peu moins. Patientez jusqu’à cette température : jetés trop tôt dans la friture, les aliments se gorgent d’huile plutôt que de cuire rapidement.

 

4. Préférer les petites quantités
Une fois atteinte la température désirée, il est important de s’y maintenir ! En jetant à l’huile une trop grande quantité de beignets, frites, etc… on risque de faire rechuter la température, et l’huile mettra plus longtemps à réchauffer. Idéalement, les aliments placés dans le bain de friture ne devraient pas être trop en contact les uns avec les autres, surtout si il s’agit de beignets, car ils risquent de s’amalgamer.

 

5. Utiliser le bon ustensile
Idéalement, une friteuse gère à la fois la température de l’huile et protège des mauvaises odeurs. Mais une casserole à bords haut ou un wok conviennent aussi ! Préférez les fonds épais et utilisez si possible un couvercle à friture, sorte de tamis qui laissez passer l’air mais pas les éclaboussures d’huile chaude. Attention à ne pas utiliser de sauteuse, trop large et pas assez haute, car il faut que les aliments soient entièrement recouverts d’huile pendant la friture.

 

6. Suivre la coloration
Il y a rarement un temps de cuisson précis pour la friture : très souvent, lorsque l’aliment est bien coloré autour, il est cuit à cœur. Egouttez délicatement et posez sur du papier absorbant pour éliminer l’excès d’huile.

 

7. La double cuisson
Pour des frites parfaites, les Belges plongent d’abord les pommes de terre dans un premier bain de friture à 130°C environ, les laissent cuire quelques minutes jusqu’à ce qu’elles commencent à colorer, puis les égouttent 5 min sur du papier absorbant. Elles sont alors re-plongées dans un second bain de friture, plus chaud (170°C) jusqu’à ce qu’elles colorent franchement. C’est le secret d’une frite à la renommée internationale !

 

8. Choisir un enrobage original
La fine couche que forme l’enrobage protège l’aliment et l’empêche de se gorger d’huile. Le traditionnel combo « farine + œuf + chapelure » est un grand classique. Mais d’autres enrobages sont à tester : fécule et jaune d’œuf, bière et farine (mélangés ensemble pour former une pâte crémeuse), oeufs et flocons d’avoine légèrement mixés, ou encore Corn Flakes…

 

9. Douceur et prudence
L’huile chaude peut gicler et éclabousser, surtout lorsqu’on y plonge des aliments contenant beaucoup d’eau, comme les surgelés. Manipulez les aliments avec des pinces, ne les jetez pas brusquement dans l’huile chaude. Restez près de l’huile pendant toute la cuisson, même si elle est longue, car l’huile peut toujours s’enflammer.

 

Hortense Allain-Launay

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Retour sur la méthode glycémique de Montignac : 2016-03-22

 

Méthode glycémique MontignacLa méthode glycémique promue par le célèbre Michel Montignac est toujours en vogue. Retour sur les principes de ce régime et ses limites.

 

La méthode glycémique  de Montignac est l’un des régimes les plus connues et les plus suivis en Occident. Michel Montignac, en cherchant à résoudre son propre problème de poids,  avait établi un lien entre une secrétion d’insuline excessive et une prise de poids.

 

Sucres et insuline

 

Les sucres et tous les aliments à index glycémique (IG) élevé (pain, pâte, pomme de terre, fruit…) déclenchent une production d’insuline par le pancréas. Cette insuline a pour objet de réguler le taux de glucose dans le sang. Chez certains individus, la réponse insulinique est excessive. Cet hyperinsulinisme serait  à l’origine de la prise de poids et l’obésité. Lire Index glycémique : un indicateur à suivre

 

 

Une enzyme qui mobilise les acides gras

 

Selon la théorie de Michel Montignac, l’insuline en excès active une enzyme, la lipoprotéine-lipase. Cette enzyme a pour fonction de  mobiliser des acides gras circulants (graisses consommées lors du repas précédent) pour les stocker sous forme de triglycérides et augmenter le volume des cellules graisseuses. En l’absence d’hyperinsulinisme, les acides gras auraient été brûlés par l’organisme et il n’y aurait pas eu de stockage de graisses de réserve (lipogenèse).

 

Michel Montignac décrit le processus inverse de la lipogenèse : la lipolyse. En présence d’un bas niveau d’insuline (lié à un régime à faible index glycémique), le corps active une enzyme, la triglycéride-lipase, qui fait sortir les acides gras des tissus adipeux, pour les ramener dans le sang et les utiliser comme carburant.

 

Cap sur le faible index glycémique

 

La méthode glycémique (ne consommer que des aliments à faible index glycémique) découle directement de cette analyse. Montignac interdit bien évidemment la prise de sucres concentrés, mais également de tous les aliments à fort index glycémique céréales raffinées, riz blanc, semoule de blé, pain blanc, chocolat au lait, carottes et betteraves cuites, navet, melon, banane, ananas…). Lire : Les aliments à fort index glycémique. Il préconise aussi d’éliminer les combinaison « protéines animales et féculents », les associations « protéines et glucides », ou « lipides et glucides ». Les fruits sont autorisés mais en dehors des repas. Lire aussi : L’index insulinique, un nouvel indicateur

 

Protéines et satiété

 

L’un des points forts de ce mode d’alimentation est de ne pas se focaliser sur l’apport calorique mais sur les réactions du métabolisme. Privilégier les protéines et les fibres alimentaires apportent plus rapidement la satiété. Par ricochet, la personne consomme moins de calories. Ceux qui font ce régime consomment en moyenne 25 % moins de calories que les autres. Ce régime permet aussi d’éviter les phases d’hypoglycémie (faible glycémie) qui provoquent le plus souvent les épisodes de grande fringale.

 

Les limites

 

Toutefois, la « recette » Montignac comporte aussi des limites. La première est que l’index glycémique varie beaucoup selon les individus et le moment de prise des aliments dans la journée. Une diversité de configurations mal prise en compte par ce régime. Autre souci, il peut y avoir un risque de ne plus manger assez de fruits et légumes si l’on écarte tous ceux à fort index glycémique.  De même, un régime surprotéiné comporte aussi des risques. Enfin, il semble difficile de tenir le « Montignac » sur le moyen long terme, ce qui signifie un risque de reprise de poids à la clef.

 

Aurélie Laroche

 

Sources :

http://www.montignac.com

http://www.passeportsante.net

 

Photo : https://projetintegrateuralimentation.wordpress.com

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Néonicotinoïdes, la menace invisible : 2016-03-20

pesticides et pollinisateursL’interdiction des néonicotinoïdes en France est une bonne nouvelle pour les abeilles, les pollinisateurs, la biodiversité, et probablement la santé des Français.

 

Les députés viennent de voter à la mi-mars l’interdiction des néonicotinoïdes. L’interdiction prendra effet à compter du 1° septembre 2018 sur l’ensemble des cultures, si le Sénat entérine ce vote en seconde lecture. C’est incontestablement une victoire des défenseurs des abeilles et des pollinisateurs et de la biodiversité, tant ces pesticides semblent dangereux pour l’environnement.

 

Gaucho et Cruiser

 

Les molécules néonicotinoïdes sont apparues dans les années 1990. Le plus connu des néonicotinoïdes est l’imidaclopride, commercialisé sous le nom de Gaucho (Bayer), aujourd’hui largement utilisé en France sur les céréales (blé, orge, avoine…). Autre néonicotinoïde, le thiaméthoxam, connu sous le nom de Cruiser (Syngenta). Lire aussi : Pesticides : des substances hautement toxiques

 

Choc neurotoxique

 

Ces insecticides dits de la troisième génération tuent presque instantanément les insectes par choc neurotoxique (la substance se fixe sur des récepteurs neuronaux et perturbe les neurotransmetteurs de façon mortelle), et cela à des doses très faibles. Il suffit de 10 à 50 grammes de matière active pour traiter un hectare !

 

Selon un toxicologue du CNRS, les néonicotinoïdes sont 6 000 fois plus toxiques pour les abeilles que le DDT. Cette puissance n’est pas anodine. L’insecticide tue très probablement d’autres insectes que les insectes ravageurs. Par exemple, des abeilles et toutes sortes de pollinisateurs sauvages. « Environ 300 000 colonies d’abeilles domestiques périssent chaque année », estime Henri Clément, ancien président de l’Union nationale de l’apiculture française (l’Unaf), pour qui la responsabilité des pesticides est indéniable.

 

Dangereuses pour le vivant

 

Le soupçon de plus en plus partagé est que ces molécules chimiques, « dissimulées » sous le terme vague et fourre-tout de pesticides, sont beaucoup plus dangereuses pour le vivant qu’on ne l’imagine. Parce qu’elles portent atteinte aux pollinisateurs et donc à la reproduction des plantes à fleurs. Parce qu’elles persistent dans l’environnement, en particulier dans les cours d’eau, contrairement à ce que les firmes de l’agrochimie affirment. Parce qu’elles se retrouvent dans l’organisme humain, induisant des effets possiblement cancérogènes. Lire aussi : Pesticides et cancers : les indices s’accumulent.

 

JC Nathan

 

Sources :

Les députés votent une interdiction des pesticides tueurs d’abeilles

www.lemonde.fr

Audrey Garric, Martine Valo

Les abeilles, la planète et le citoyen. Bernard Duran. Editions Rue de l’échiquier.

Photo : Franck Rumpenhorst DPA/ AFP

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Agriculture urbaine : Romainville en pointe : 2016-03-19

paysan urbainL’agriculture urbaine s’étend à Romainville (Seine-Saint-Denis). Après un petit test sur une parcelle, le projet de ferme urbaine de Benoît Liotard doit se muter en une tour de 24 mètres, abritant 1000 m2 de cultures hors sol.

 

L’agriculture urbaine est une réalité à Romainville, à l’Est de Paris. Depuis juillet 2015, cette commune accueille le projet de Benoît Liotard, projet baptisé le Paysan urbain.  Sur la ZAC (Zone d’Aménagement Concertée) de la Tour de l’Horloge, Benoît Liotard et son équipe testent ce qui pourrait devenir une « ferme urbaine agro-écologique, socialement responsable et inscrite dans son territoire ».

 

Jeunes pousses

 

Concrètement, il s’agit de la culture bio de jeunes pousses et graines germées (mesclun, roquette, chou rouge, tournesol, moutarde, radis-noirs… cultivées hors-sol à l’aide d’un compost de déchets organiques. Ces jeunes plants qui poussent en trois semaines sont riches en nutriments et goûteux, ce qui semble intéresser les magasins bio et les restaurateurs locaux.

 

Tour de six étages

 

Le projet Paysan Urbain à Romainville, pour l’instant encore limité à une petite parcelle, pourrait prendre une ampleur inédite. La Ville de Romainville souhaite édifier dans la cité Marcel Cachin une « tour maraîchère » de six étages, haute de 24 mètres, comme il en a déjà fleuri à New-York ou à Singapour. Ce bâtiment high-tech abriterait plus de 1000 m2 de cultures hors sol. Outre les cultures, la tour agricole réserverait un accueil du public et un lieu de vente au rez-de-chaussée et une champignonnière au sous-sol. L’histoire dira si la tour agricole est fidèle à l’esprit du projet initial du Paysan urbain.

 

Projet socio-politique

 

En effet, en verdissant les friches et les toits des immeubles, Benoît Liotard ne surfe pas sur une tendance branchée de l’urbanisme. Son initiative traduit un vrai projet socio-politique visant à réconcilier les consommateurs citadins coupés des réalités de l’agriculture, et les paysans piégés dans des contraintes économiques et environnementales insupportables. Lire aussi L’agriculture entre dans les villes

 

Avec son concept de ferme urbaine « responsable » sur le plan environnemental, social ou nutritif,  ce «paysan urbain », idéaliste et pragmatique, ouvre une perspective qui devrait faire écho dans de nombreuses villes.

Bernard Duran

 

Sources : http://agricultureurbaine-idf.fr

 

http://tempsreel.nouvelobs.com

 

Photo : Alagneau  http://agricultureurbaine-idf.fr

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Le sorgho, céréale pleine de vertus : 2016-03-18

céréale sorghoLe sorgho, céréale millénaire, ne manque pas de vertus pour la santé.  Il peut être bénéfique de lui faire une place dans notre assiette.

 

Le sorgho (de l’italien Surgo, « je surgis »), famille des Poacées ou Graminées, est l’une des plus anciennes céréales. On en retrouve des traces il y a 9 ou 10 000 ans du côté du Soudan et de l’Egypte. Il est cultivé en Afrique, mais aussi en Inde, aux Etats-Unis, au Mexique, et… en France (Midi-Pyrénées, Poitou-Charentes, Centre).

 

Céréale de l’avenir

 

Il y a plusieurs sortes de sorghos autorisant des usages multiples (alimentation animale, pop-corn, alcool, bière, toits des paillotes, balais, teinture…). On peut le consommer de façon variée (bouillie, couscous, galettes, céréales pour le petit déjeuner…). Le sorgho est réputé pour être économe en eau et en engrais, supporter très bien les grandes chaleurs, ce qui en fait pour divers experts la céréale de l’avenir. De par son système racinaire profond, la plante puise efficacement les ressources minérales du sol.

 

Riche en phosphore

 

Sur le plan santé, le sorgho mérite tout notre intérêt. D’abord, il ne contient pas de gluten, ce qui convient à beaucoup de personnes sensibles au gluten. Il est riche en minéraux : fer, calcium et phosphore. 100 g de sorgho apportent 4,4 mg de fer, 287mg de phosphore. Cette bonne teneur en phosphore en fait un aliment dynamisant et excellent pour l’organisme. Car ce minéral, indispensable à l’homme (il en a besoin de 2 g par jour) entre dans  le métabolisme cellulaire. Certains spécialistes des plantes le conseillent aux personnes confrontées à des soucis de décalcification des os.

 

Son index glycémique plus faible que le riz en fait un aliment mieux adapté aux régimes des diabétiques, même si cette céréale est très riche en glucides (65 à 75 %).

 

 

Aurélie Laroche

 

Sources : http://www.plantes-et-sante.fr

Céréales. Jean-Paul Collaert. Editions Rue de l’échiquier. 2013.

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